Valable 3 ans (illimitée si absence), pour les biens construits avant le 1er juillet 1997.
DPE et énergie électrique: le coefficient d’énergie primaire sera réduit dès 2026
Le gouvernement a annoncé officiellement le 9 juillet 2025 la révision du coefficient d’énergie primaire (CEP) de l’électricité dans le calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE). Cette modification, qui interviendra dès le 1er janvier 2026, redistribuera les cartes du DPE et aura de vives répercussions sur l’évaluation de la performance énergétique et environnementale de près d’un million de logements français.
DPE et électricité : une baisse technique qui s’imposait face aux autres énergies
L’évolution communiquée par le Premier ministre François Bayrou se traduira par la diminution du CEP de l’électricité, qui baissera de quatre dixièmes, passant de 2,3 à 1,9. Cette réduction arithmétique, qui peut sembler mineure, pèsera fortement sur l’évaluation de la performance énergétique des biens immobiliers. Rappelons que le CEP permet de convertir l’énergie finale consommée par un logement en énergie primaire, c’est-à-dire l’énergie présente dans la nature avant transformation. Jusqu’à présent, cette conversion désavantageait sensiblement l’électricité par rapport aux énergies fossiles comme le gaz naturel ou le fioul domestique, dont les coefficients restent fixés à 1. Or, l’électricité, contrairement aux énergies fossiles, est presque entièrement décarbonée, car d’origine nucléaire ou renouvelable.
Révision CEP électrique : des centaines de milliers de biens libérés du statut de passoire
L’impact quantitatif attendu au travers de cette réduction du CEP électrique n’est pas négligeable. Environ 850 000 logements actuellement classés F ou G au DPE, considérés donc comme passoires énergétiques (logements excessivement énergivores), bénéficieront automatiquement d’une amélioration de leur étiquette énergétique.
Cette requalification massive concerne principalement les habitations chauffées à l’électricité qui sont pénalisées par la méthodologie de calcul 3CL-DPE. Pour les propriétaires bailleurs, cette évolution annonce une véritable bouffée d’oxygène. Elle leur permettra d’échapper aux contraintes réglementaires liées à l’indécence énergétique des logements, parmi lesquelles l’interdiction de louer et le gel des loyers.
La mise en œuvre de cette réforme s’accompagnera d’une consultation publique lancée prochainement, avant la signature d’un arrêté définitif prévu pour septembre 2025. On peut donc s’attendre dès 2026 à un changement automatique d’étiquette au sein des DPE et des audits énergétiques existants.
Valable 1 an (vente) ou 6 ans (location), pour les biens construits avant 1949.
Valable 6 mois, requis dans les zones à risque définies par arrêté préfectoral.
Valable 3 ans (vente) ou 6 ans (location), pour les installations de plus de 15 ans.
Valable 3 ans (vente) ou 6 ans (location), pour les installations de plus de 15 ans.
Valable 10 ans, obligatoire pour toute vente ou location.
Valable 6 mois, requis dans les zones exposées au bruit des aérodromes.
Valable 6 mois, pour les biens situés dans des zones à risques.
Obligatoire pour la vente en copropriété, valable tant qu’il n’y a pas de modifications.
Requis pour la location, valable tant qu’aucune modification des surfaces n’est effectuée.